Cette fois encore je me disais que c’était la dernière fois, je n’en pouvais plus, je n’en voulais plus. Elle, avait toujours envie de moi, n’importe où, n’importe quand. Elle m’aimait, elle me l’avait dit. Je comptais énormément pour elle, mais elle, pour moi, non. Je ne l’aimais pas. Pourtant notre relation durait déjà depuis plusieurs mois, je n’arrivais pas à l’aimer. Juste le sexe, juste le plaisir du sexe.
Les jours les semaines s’écoulaient ; rien. Je n’éprouvais aucun sentiment. D’ordinaire dès les premiers instants, bien avant la première relation sexuelle ils étaient présents, il m’était donc impensable que j’en n’éprouve pas pour elle. Mais il fallait bien se rendre à l’évidence, j’avais une carence de sentiment. Je la désirais seulement physiquement. La regarder me rebutait ; elle n’était pas jolie, son visage me déplaisait, la coiffure de sa chevelure blonde ne lui convenait pas, son maquillage ne camouflait pas son acné persistante, son nez trop grand… Elle était laide, son visage était laid.
En revanche son anatomie… me faisait rêver. Un corps de rêve, de mannequin aux mensurations idéales, il devait en faire fantasmer plus d’un. Elle savait le mettre en valeur, lingerie affriolante, décolleté, où les hommes se noyaient rapidement, il était difficile de lui parler dans les yeux. J’aimais son corps, ses formes, sa démarche chaloupée, sa taille cintrée, ses longues jambes, son fessier musclé, ses mains finement sculptées, il était parfait. J’aimais son sexe, toujours bien « coiffé », une coiffure en ticket de métro, j’aimais ses reins, ses seins, ronds, gros, fermes. J’aimais faire l’amour avec son corps, mais celui-ci s’arrêtait à la poitrine, je ne voulais pas voir son visage, c’est la raison pour laquelle nous faisions toujours l’amour dans le noir, je tolérais un rayon de clair de lune, mais sûrement pas l’éclairage provenant d’une quelconque ampoule. J’étais un monstre, un animal.
Elle pensait que je l’aimais. Plusieurs fois j’avais du esquisser des réponses à ses questions afin de ne pas lui relater trop violemment la vérité. Je ne lui avais jamais dit « je t’aime », heureusement ! C’était l’erreur à ne pas commettre, et je ne l’avais pas commise. Il fallait que cela cesse, je devais partir, la quitter afin d’abréger sa souffrance, car je la laissais croire à une éventuelle histoire d’amour dont je ne voulais surtout pas.
Comment partir ? Comment lui dire ? Et après ? Seul, de nouveau solitaire, célibataire solitaire. Je réfléchissais pendant des jours, analysais la situation, conscient que le seul plaisir que j’éprouvais avec elle n’était que sexuel et qu’il n’existerait plus si je venais à partir. Elle était si douce, si gentille, attentionnée à mon égard, trop d’ailleurs, que je ne pouvais m’imaginer lui faire du mal, mais cette situation m’insupportait, je souffrais.
Je trouvais comme unique solution : ralentir le rythme des étreintes, et par la suite il me serait facile de lui annoncer que je ne l’aimais plus, mais comment ? Puisque je ne pouvais pas lui dire « je ne t’aime plus » étant donné que je ne lui avais jamais dit « je t’aime ». Aussi compliqué que cela puisse paraître je retenais cette hypothèse. Les jours qui suivirent, ressemblaient fortement au quotidien de ces derniers mois. Je n’appliquais pas avec rigueur ma méthode d’éloignement. Chaque soir nous faisions l’amour, quand je rentrais du boulot. Chaque soir je jouissais, elle aussi, elle me disait qu’elle m’aimait de plus en plus tous les jours, j’habitais dans un cauchemar. Je restais chez elle et me sentais prisonnier, mon appartement à quelques dizaines de kilomètres de là prenait la poussière. Je décidai de me donner un ultimatum, un mois, dans un mois je devais l’avoir quittée. La chose n’était pas simple, car depuis ces dernières semaines je passais plus de temps dans ses murs et entre ses jambes que dans mon studio. Il me fallait agir avec méthode et stratégie.
Les jours les semaines s’écoulaient ; rien. Je n’éprouvais aucun sentiment. D’ordinaire dès les premiers instants, bien avant la première relation sexuelle ils étaient présents, il m’était donc impensable que j’en n’éprouve pas pour elle. Mais il fallait bien se rendre à l’évidence, j’avais une carence de sentiment. Je la désirais seulement physiquement. La regarder me rebutait ; elle n’était pas jolie, son visage me déplaisait, la coiffure de sa chevelure blonde ne lui convenait pas, son maquillage ne camouflait pas son acné persistante, son nez trop grand… Elle était laide, son visage était laid.
En revanche son anatomie… me faisait rêver. Un corps de rêve, de mannequin aux mensurations idéales, il devait en faire fantasmer plus d’un. Elle savait le mettre en valeur, lingerie affriolante, décolleté, où les hommes se noyaient rapidement, il était difficile de lui parler dans les yeux. J’aimais son corps, ses formes, sa démarche chaloupée, sa taille cintrée, ses longues jambes, son fessier musclé, ses mains finement sculptées, il était parfait. J’aimais son sexe, toujours bien « coiffé », une coiffure en ticket de métro, j’aimais ses reins, ses seins, ronds, gros, fermes. J’aimais faire l’amour avec son corps, mais celui-ci s’arrêtait à la poitrine, je ne voulais pas voir son visage, c’est la raison pour laquelle nous faisions toujours l’amour dans le noir, je tolérais un rayon de clair de lune, mais sûrement pas l’éclairage provenant d’une quelconque ampoule. J’étais un monstre, un animal.
Elle pensait que je l’aimais. Plusieurs fois j’avais du esquisser des réponses à ses questions afin de ne pas lui relater trop violemment la vérité. Je ne lui avais jamais dit « je t’aime », heureusement ! C’était l’erreur à ne pas commettre, et je ne l’avais pas commise. Il fallait que cela cesse, je devais partir, la quitter afin d’abréger sa souffrance, car je la laissais croire à une éventuelle histoire d’amour dont je ne voulais surtout pas.
Comment partir ? Comment lui dire ? Et après ? Seul, de nouveau solitaire, célibataire solitaire. Je réfléchissais pendant des jours, analysais la situation, conscient que le seul plaisir que j’éprouvais avec elle n’était que sexuel et qu’il n’existerait plus si je venais à partir. Elle était si douce, si gentille, attentionnée à mon égard, trop d’ailleurs, que je ne pouvais m’imaginer lui faire du mal, mais cette situation m’insupportait, je souffrais.
Je trouvais comme unique solution : ralentir le rythme des étreintes, et par la suite il me serait facile de lui annoncer que je ne l’aimais plus, mais comment ? Puisque je ne pouvais pas lui dire « je ne t’aime plus » étant donné que je ne lui avais jamais dit « je t’aime ». Aussi compliqué que cela puisse paraître je retenais cette hypothèse. Les jours qui suivirent, ressemblaient fortement au quotidien de ces derniers mois. Je n’appliquais pas avec rigueur ma méthode d’éloignement. Chaque soir nous faisions l’amour, quand je rentrais du boulot. Chaque soir je jouissais, elle aussi, elle me disait qu’elle m’aimait de plus en plus tous les jours, j’habitais dans un cauchemar. Je restais chez elle et me sentais prisonnier, mon appartement à quelques dizaines de kilomètres de là prenait la poussière. Je décidai de me donner un ultimatum, un mois, dans un mois je devais l’avoir quittée. La chose n’était pas simple, car depuis ces dernières semaines je passais plus de temps dans ses murs et entre ses jambes que dans mon studio. Il me fallait agir avec méthode et stratégie.

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