vendredi 27 février 2009

Blagounette 1


La blagounette de Fred

Une blonde dit à sa copine:

- "j'arrive pas à vendre ma bagnole je crois qu'elle a trop de Km."

- "Combien?"

- " 695276Km"

- "Ah! Quand même, mais pourtant ton boulot il est pas loin de chez toi?"

- "Oui mais je me perds à chaque fois"

- "Bon je connais un mec qui peut t'arranger ça"

Après rendez-vous chez ce garagiste peu scrupuleux (il a reculé le compteur) la voiture accuse au final 53000km.

Deux semaines plus tard les deux copines se rencontrent:

- "Alors vendu?"

- "Non finalement je l'ai gardé elle n'a que 53000km!"

On rigole svp!!!

jeudi 26 février 2009

J'aime le cheval!



Ce matin sur mon banc je renseignais une cliente qui était accompagnée probablement de sa fille, une jolie demoiselle blonde largement adolescente. Nous parlions café, cafetière... Cette demoiselle se prénommant Sophie (c'est pas vrai du tout, je n'en sais rien mais ce sera plus simple!) remarque dans ma perspective un camion magasin: "Boucherie Chevaline" quelle ne fut pas son horreur à l'idée que l'on puisse manger du cheval. Elle pratiquant apparemment régulièrement la bête ne pouvait pas concevoir que celle-ci puisse finir dans une assiette. Aimant la provocation j'enchérissais " vous avez tord la viande de cheval est excellente! Ce matin j'ai même acheté du foie de poulain quelle chance car c'est assez rare!" S’emmitouflant dans son gros manteau elle détournait les yeux de dégoût. Je continuais pour le plaisir de la taquinerie " De toute façon un cheval c'est con, j'en ai fait une fois quand j'étais gosse il m'a jeté et après il a voulu me mordre, donc dès ce jour je me suis juré que c'est moi qui allait le mordre! Ho! Rien ne vaut un bon tartare!" Elle refusa mon café, affligé par mes propos. Certes j'en avais rajouté un peu mais un cheval c'est beau et bon non?

"Le relever" de prix

On connait très bien "le lever" ou "le relever" de coude pour certain au bar notamment pour s'envoyer un ballon de rouge ou de blanc, mais également très pratiqué "le relever" de prix. Plusieurs techniques existent:
- La technique honnête:
Concurrent mais néanmoins collègue, il est possible d'aller demander à son homologue, combien vends-tu en ce moment tes saucissons au kilo? S'en suivra une discussion: "Moi je le vends Xeuros... On peut s'aligner? Cette technique est malheureusement peut employée.
- La technique du faux ami:
Cette technique est généralement la plus pratiquée, elle consiste à passer de la pommade dans le dos de son collègue (qui dans ce cas est un putain de concurrent qui fait chier) de lui offrir un pot, de lui demander des nouvelles de sa femme (on ne sait jamais car à l'occasion...) de sa famille, de l'état du commerce... et au détour de la conversation on en profite pour mater les prix. Une fois les infos contractées on affiche un prix inférieur.
- La technique du courageux
Cette technique est assez particulière car elle demande du personnel, un ami, ou pour les très courageux un enfant, ce personnel n'étant pas très qualifié est plutôt maladroit dans sa technique. Le camouflage inexistant (il est souvent muni de papier et d'un crayon), et l'enfant innocent, comme tout le monde sait, demandera le prix de l'étiquette cachée et dira : "c'est pour papa il veut savoir combien tu vends ton Beaufort!" En général cette technique débouche sur une franche engueulade.
Alors amis ambulants ouvrez l'œil, si votre collègue est un peu trop mielleux!!!

mardi 24 février 2009

Prémices de printemps?



Moutiers ce matin, Vallée de la Tarentaise connue pour être le carrefour mondial de l'or blanc, tous les mardis nous y sommes, et nous y sommes à l'ombre!!! Ouai Moutiers c'est sympa mais ça caille de novembre à... tout le temps ! Aujourd'hui? Agréable surprise le soleil est arrivé plus tôt que prévu à 10h30 sur mon banc! Les montagnes sont-elles plus petites? Atmosphère printanière, la veste est retournée rapidement au camion et un sentiment printanier semblait régner chez les commerçants, fin d’hiver ? Ne nous réjouissions pas trop vite car nous avons de la mémoire et des journées hivernales peuvent nous prendre par surprise, et sûr il y en aura !

samedi 21 février 2009

Chez nous pas chez nous?











La petite nouvelle Cauchemar 2

Cette nuit encore j’avais été violé, cette fois encore j’avais éjaculé en elle, je me détestais. Ce plaisir était égoïste, rien que moi, peu importe qu’elle jouisse ou pas, mais elle prenait son pied tout le temps. Je voulais quitter cet enfer sexuel.
Première mission, ne plus partager le petit déjeuner à ses côtés. Rentrant tard le soir il m’était donc facile de prétexter une certaine fatigue le lendemain matin, à son réveil. Infirmière, elle se levait tôt. Cette tactique s’avéra payante, cela ne l’empêchait pas, tous les matins, de me préparer le thé, le jus d’orange comme à l’accoutumée.
Je guettais son départ quotidiennement du fond du lit, il s’effectuait en deux temps. Le premier, elle me déposait une bise sur une partie du corps, la joue, le cou, le dos, le sexe selon l’humeur. Moi je ne pouvais pas l’embrasser, l’embrasser aurait signifié pour moi l’aimer, c’est pourquoi je ne lui offrais jamais ma bouche. Le deuxième, correspondait au cliquetis des deux tours de clef dans la serrure de la porte d’entrée, après j’étais enfin seul. La journée m’appartenait.
Après son départ, j’écoutais la radio, les infos, en savourant mon petit déjeuner. Je traînais, je glandais, je me branlais, mais mon esprit était tout de même préoccupé, il fallait que je parte, il fallait que je prépare mon départ. Je prenais peur à l’idée d’enlever mes affaires de cet appartement, elles y étaient toutes, que me restait-il chez moi ? En quelques mois j’avais déménagé, mes vêtements, pantalons, chemises, chaussettes, slips, chaussures, CD. Tout avait été transporté au fur et à mesure des allers et venues.
Chez moi, rien d’elle. J’habitais chez elle, je vivais en couple, il fallait bien se rendre à l’évidence, nous vivions ensemble, je vivais avec une femme que je n’aimais pas ! Je restais perplexe, j’énumérais tout ce qui m’appartenais, dans la cuisine, dans le salon, dans la salle de bains… J’en avais partout ! Comment en étais-je arrivé là ? Comment avais-je pu amener autant d’effets personnels ? A présent tout devait disparaître, ce n’était pas les soldes d’un grand magasin, mais toutes mes affaires devaient revenir à leur point de départ, c’est-à-dire chez moi.
Je réalisais que l’ultimatum que je m’étais fixé allait probablement être trop court. Enlever en une seule fois mes affaires signifiait un déménagement, un nombre incalculable d’allers et retours en voiture. Du jour au lendemain ne plus voir mes habits, mes CD annonçait mon départ imminent, l’effet aurait été trop brutal pour elle. Il fallait que tout reparte au compte goutte, comme c’était venu, mais il avait fallu plus de six mois. J’étais piégé.
La tâche ne s’avérait pas si simple, quoiqu’il en soit quitter quelqu’un n’est pas chose facile, de surcroît une femme amoureuse. Je décrétais qu’il fallait commencer mon déménagement dès aujourd’hui. Il me semblait logique d’emporter, premièrement, les vêtements, et objets dont je me servais rarement à cette saison. Naturellement j’empilais dans mon sac toutes les fringues estivales, elles me semblaient inutiles, la Toussaint approchant. Une bonne heure me fut nécessaire, pour préparer ce premier voyage, mon sac, d’ordinaire immense me paraissait bien petit, et je dus rajouter une grosse valise. Non sans peine je traînais ces deux bagages jusqu’au seuil de la porte, les porter demandait un effort sur-humain et un risque de réveiller cette douleur chronique au dos. Je claquais la porte de l’appartement.
J’arrivais chez moi, « mon chez moi », mon appartement. Dans le hall devant les boîtes aux lettres, je triais le courrier. Je sentais une présence derrière moi, quelqu’un venait d’entrer dans l’immeuble. Je reçus une violente tape dans le dos :
- Alors t’es amoureux ! On ne te voit plus ici ! Tu crèches ailleurs ? Patrick. La douceur de Patrick était plutôt violente, son humour disgracieux et maladroit, il était le voisin du quatrième chez qui il m’arrivait de descendre boire une bière regarder un match de foot, ou un film.
- Heu… amoureux ? Sûrement pas. A suivre…

La petite nouvelle Cauchemar 1

Cette fois encore je me disais que c’était la dernière fois, je n’en pouvais plus, je n’en voulais plus. Elle, avait toujours envie de moi, n’importe où, n’importe quand. Elle m’aimait, elle me l’avait dit. Je comptais énormément pour elle, mais elle, pour moi, non. Je ne l’aimais pas. Pourtant notre relation durait déjà depuis plusieurs mois, je n’arrivais pas à l’aimer. Juste le sexe, juste le plaisir du sexe.
Les jours les semaines s’écoulaient ; rien. Je n’éprouvais aucun sentiment. D’ordinaire dès les premiers instants, bien avant la première relation sexuelle ils étaient présents, il m’était donc impensable que j’en n’éprouve pas pour elle. Mais il fallait bien se rendre à l’évidence, j’avais une carence de sentiment. Je la désirais seulement physiquement. La regarder me rebutait ; elle n’était pas jolie, son visage me déplaisait, la coiffure de sa chevelure blonde ne lui convenait pas, son maquillage ne camouflait pas son acné persistante, son nez trop grand… Elle était laide, son visage était laid.
En revanche son anatomie… me faisait rêver. Un corps de rêve, de mannequin aux mensurations idéales, il devait en faire fantasmer plus d’un. Elle savait le mettre en valeur, lingerie affriolante, décolleté, où les hommes se noyaient rapidement, il était difficile de lui parler dans les yeux. J’aimais son corps, ses formes, sa démarche chaloupée, sa taille cintrée, ses longues jambes, son fessier musclé, ses mains finement sculptées, il était parfait. J’aimais son sexe, toujours bien « coiffé », une coiffure en ticket de métro, j’aimais ses reins, ses seins, ronds, gros, fermes. J’aimais faire l’amour avec son corps, mais celui-ci s’arrêtait à la poitrine, je ne voulais pas voir son visage, c’est la raison pour laquelle nous faisions toujours l’amour dans le noir, je tolérais un rayon de clair de lune, mais sûrement pas l’éclairage provenant d’une quelconque ampoule. J’étais un monstre, un animal.
Elle pensait que je l’aimais. Plusieurs fois j’avais du esquisser des réponses à ses questions afin de ne pas lui relater trop violemment la vérité. Je ne lui avais jamais dit « je t’aime », heureusement ! C’était l’erreur à ne pas commettre, et je ne l’avais pas commise. Il fallait que cela cesse, je devais partir, la quitter afin d’abréger sa souffrance, car je la laissais croire à une éventuelle histoire d’amour dont je ne voulais surtout pas.
Comment partir ? Comment lui dire ? Et après ? Seul, de nouveau solitaire, célibataire solitaire. Je réfléchissais pendant des jours, analysais la situation, conscient que le seul plaisir que j’éprouvais avec elle n’était que sexuel et qu’il n’existerait plus si je venais à partir. Elle était si douce, si gentille, attentionnée à mon égard, trop d’ailleurs, que je ne pouvais m’imaginer lui faire du mal, mais cette situation m’insupportait, je souffrais.
Je trouvais comme unique solution : ralentir le rythme des étreintes, et par la suite il me serait facile de lui annoncer que je ne l’aimais plus, mais comment ? Puisque je ne pouvais pas lui dire « je ne t’aime plus » étant donné que je ne lui avais jamais dit « je t’aime ». Aussi compliqué que cela puisse paraître je retenais cette hypothèse. Les jours qui suivirent, ressemblaient fortement au quotidien de ces derniers mois. Je n’appliquais pas avec rigueur ma méthode d’éloignement. Chaque soir nous faisions l’amour, quand je rentrais du boulot. Chaque soir je jouissais, elle aussi, elle me disait qu’elle m’aimait de plus en plus tous les jours, j’habitais dans un cauchemar. Je restais chez elle et me sentais prisonnier, mon appartement à quelques dizaines de kilomètres de là prenait la poussière. Je décidai de me donner un ultimatum, un mois, dans un mois je devais l’avoir quittée. La chose n’était pas simple, car depuis ces dernières semaines je passais plus de temps dans ses murs et entre ses jambes que dans mon studio. Il me fallait agir avec méthode et stratégie.

La LEM !

Premièrement vous vous réveillez en retard, car pas entendu le réveil. Distrait et énervé lors du petit déjeuner vous renversez votre bol de café « Putain merde ! Y en a partout sur le froc !» il faut se changer. Vous monter dans le camion, il ne démarre pas, pourquoi ? Le plafonnier est resté allumé toute la nuit ! Rapidement vous prenez les câbles et grâce à la batterie de la bagniole ça tourne. Sur la route vous voulez appeler les collègues pour prévenir du retard, vous avez oublié dans la précipitation le portable. Evidemment vous arrivez sur le marché avec une heure de retard et tout le monde est déjà en place, vous vous frayez malgré tout un passage en déplaçant quelques parasols, et pour finir il y a une voiture d’un touriste sur votre emplacement ! Vous composez avec et déballez autour. Autre oubli la caisse ! Les collègues sont cools ils vous dépannent. Un coup de vent soudain et violent vient retourner vos deux parasols, pas de grosse casse seulement les baleines tordues. Il est l’heure du remballage, vous vous coincez les doigts dans le pied lourd, et lors de l’enroulage du fil électrique une belle merde chien vient vous tartinez les mains ! Retour à la maison on se recouche et on oublie tout !
Conclusion qu’est-ce que la LEM : Loi d’Emmerdement Maximum !

Annemasse : Matinée pimentée !



Fred déballe avec sa mère, épices, fruits secs, savons… L’affaire familiale a déjà quelques années, mais en ce vendredi Fred n’avais jamais connu pareille discorde. Un enfant d’une passante fait tomber par inadvertance deux pots de harissa, ils sont cassés. La dame s’excuse et s’en retourne. Fred lui demande de rembourser le préjudice, au prix coûtant. Elle ne veut rien savoir, son enfant ne l’ayant pas fait exprès, Fred comprend bien et explique que si 50 personnes lui cassent par distraction sa marchandise, l’addition sera vite faite à midi. Accompagnée d’une amie qui profite du moment pour acheter et régler deux sachets de poivre. Fred sentant que l’affaire commence à prendre des proportions passe devant le banc afin de rendre la monnaie du poivre. La dame voulant profiter de la confusion affirme que l’harissa a été réglée avec le poivre de son amie. Le ton monte fortement et des badauds s’intéressent à la scène. Fred reçoit un violent coup à la tête, le sac renfermant les pots de harissa cassés. Fred est maquillé de rouge. Boxeur à ses heures de loisirs, Fred se met en garde et prévient qu’il est prêt à décocher une droite, mais ne voulant pas faire de copeaux à une dame il s’en tient à la menace. Il prend un deuxième coup sac sur la tronche. Ni une ni deux il décoche un fouetté jambe avant bi-rotationnel facial. La dame est dans les cordes.
Conclusion : si tu casses tu payes sinon je te casse !

On pourrait vendre n’importe quoi !

Sur un salon, Le Ristretto (celui qui fait le café) était présent. Les salons c’est bien car il fait chaud, on déballe le vendredi et on remballe le dimanche, si c’est bien organisé en plus on travaille. Sur le banc étaient présentés dans des grands bocaux les thés de noël (vert et noir) et dans des petits verres trois au chocolat (noir, vert et du maté). Le salon se passe, bilan ; une caisse plus petite que les objectifs. Dimanche 18h c’est l’heure du remballage, il y a moins de « came » que le vendredi tout de même. Au cours du rangement des thés au chocolat servant de démonstration dans les verres (pour que les gens puissent sentir) il s’avéra finalement que le thé vert chocolat était le thé vert de noël, et qu’il a été vendu pour du thé vert au chocolat, (vous suivez ?) En conclusion thé vert au chocolat et thé vert de noël n’étaient que du thé vert de noël, et aucune remarque ne nous a été faite. Avec un même thé nous en avons vendu deux différents ! (Vous suivez toujours ?) On pourrait vendre donc n’importe quoi ! Pourquoi avoir une trentaine de thés alors !

Serge en vacance…


Rares sont les vacances chez Serge, cela faisait 35 ans… Alors cette année Serge part, change de continent… la Corse. Avant de partir Serge charge, mais tellement accaparé par son boulot entre caisses de pommes et caisses de poires, il se rend compte qu’il charge l’Iveco ! Serge dans ses pensées s’aperçoit de son énormité en fermant le hayon ! Après quelques jurons il recharge la voiture, mais encore tourmenté par sa bévue, il trouve sa voiture plus petite que d’habitude ! Normal il a pris les 4x3 au lieu des parasols de plages ! Sacré Serge ! Bref ses vacances se sont bien passées, et elles ont même été rallongées du à une panne d’embrayage ! Quand Serge débraye ce n’est pas triste ! C’est quand les prochaines vacances ? La retraite ?

Impensable !



Comme tous les ans à Moutiers courant novembre c’est la semaine « commerces en fête ». Le principe ; acheter (hors de prix) un carnet de tombola, et en fonction des achats vous offrez les tickets à vos différents clients. L’opération est également valable avec les sédentaires. Le gros lot ; une twingo « neuve », mais une renault même avec zéro km est-elle vraiment neuve ? Bref, une cliente chez JB a gagné, la bagnole vaut quand même environ 10 000 ! Mais la dame n’en veut pas et préfère du cash mais selon le règlement c’est impossible. Résultat elle fera un courrier en AR stipulant quelle refuse le cadeau. Quant à la twingo elle a été remise en jeu et gagnée par une cliente de Laurent. On sait bien qu’une Renault c’est plutôt un cadeau empoisonné mais quand même !!!

Je suis Producteur.



Nos clients viennent sur les marchés pour l’authenticité, la qualité de nos produits, et pour nous (nous sommes tellement beaux !). RR est producteur il sillonne la région il est fier de l’être et le revendique. Il produit fruits et légumes. Cinq marchés par semaine, il déballe ses caisses en bois, et des vieilles Curver rouges. Il est producteur mais on ne sait pas où, assez évasif il détourne toujours les questions de ses clients ; « c’est du Savoie ! » argumente t-il. D’après les dires il produirait dans sa chambre froide ! Il a même été vu à Métro en train de charger deux palettes dans son fourgon. En fait RR est un producteur de mensonges. Comme tous il a bien le droit de travailler mais pas de nous rouler dans la farine, sinon c’est boulanger qu’il faut faire !!!

Trois trous dans le crâne.

Philippe est à la rôtisserie, poulets, lapins, dindes… Le matin il débarque sur le marché avec le Vito qui accuse déjà les bornes et les années, et nous ne parlerons pas de la remorque qui d’ailleurs nécessite un permis que Philippe n’a pas… Après un créneau jamais facile avec ce genre d’engin, installation du banc. Ouverture du hayon tordu, et mise en place du haut-vent. Ce dernier demande dextérité, car légèrement voilé. Une fois ouvert il faut impérativement le fixer avec un mât nécessitant trois boulons papillon. L’ensemble est apparemment opérationnel, allumage des différentes broches, et déjà les premiers clients arrivent. Loi Newton de la gravité on ne sait pas pourquoi à un instant T donné au cours de la matinée le mât cède et le haut-vent se referme violemment sur la gueule de Philippe, les trois boulons s’incrustant dans son crâne, « Aïe aïe !! ». Ca pisse le sang et notre valeureux collègue perd connaissance une fraction de seconde. Aujourd’hui le poulet c’était saignant !

J’ai pas pris le billet !



Isa travaille dans la fringue depuis 20 ans, elle connaît bien son produit. Isa a du charme et n’est pas encore une vieille nippe ! Elle est souvent stressée car si elle ne vend pas il lui reste trop de stock, et si elle vend trop elle n’en a plus ! Le dimanche c’est le marché de Meylan, c’est l’automne et les journées ne sont pas encore trop pourries. Aujourd’hui il y a du monde au banc, ça bouscule dans tous les sens, Isa est assaillie et n’a pas sa rigueur coutumière de noter chaque vente. Pas le temps de fumer sa petite clope. Les heures tournent, et la fin du marché arrive avec ses retardataires. Il reste quelques commerçants sur la place, les derniers comme d’hab ! Les portes du camion claquent, Isa s’installe au volant satisfaite de sa matinée, la poche est pleine. Elle fait rapidement sa caisse, il manque 50€. Elle compte et recompte rien à faire il manque 50 €. « Putain c’est quoi ce bordel ! » s’écrie t-elle dans le camion. Soudain la lumière ! Elle renchérit « Ah ! La salope ! Elle ne m’a pas donné le billet ! » Après réflexion et remémoration de la matinée une cliente plus chiante que les autres a essayé plusieurs fringues, pour au final choisir une veste à 50€. Dans la confusion et la panique Isa n’a pas pris le billet et a tout de même rendu la monnaie dessus ! Au final 100€ de perdu !
Moralité : Quand tu vois le billet faut ramasser et encaisser !

Petites annonces 1

- Cherche remède pour gagner de l’argent.
- Vends les 6 bons numéros du LOTO
- Vends courage pour 2009.
- Perdu clients en 2008
- Trouvé billet de 200€
- Perdu un doigt dans pied lourd
- Vends fond de caisse 1000€
- Echange tout contre autre chose
- Réclame augmentation forfaitaire de salaire indexée sur l’indice de l’inflation, soit 0,000001% du smic.
- Changerai bien de banc.

Info ou Intox?

· Le gouvernement a annoncé que les commerçants ambulants devraient payer en 2010 une taxe en fonction de leur nombre de client afin de compenser la chute du chiffre d’affaire des sédentaires.
· Les fouilles archéologiques à Chambéry retarderont les travaux des nouvelles halles de quatre ou cinq ans.
· Le marché du vendredi à Moutiers sera annulé en 2010
· Protection de l’environnement oblige, viennent de sortir les parasols à panneaux solaire !
· Les propriétaires de camions polluants devront fournir un masque aux collègues pour respirer au cours du remballage (décret de loi 57art.81)

Saga Lulu épisode 1

Lucien 45ans retraité de l’armée est placier sur le marché de Mochelaville, le samedi, il arbore une belle moustache poivre et sel comme sa chevelure, une brosse impeccable taillée au cordeau de quelques centimètres. Petit personnage d’un mètre soixante, la peau ridée non pas par les sourires, mais par la cigarette. « Lulu » n’est pas forcément quelqu’un de sympa, peut être uniquement avec les gens de sa génération, ou alors les abonnés du marché présents depuis plusieurs années. Son marché il le tient d’une main de fer, un mètre est un mètre pas de débordement possible. Le marché de Mochelaville est réputé pour être un bon marché, « on y travaille bien » toute l’année, donc beaucoup de commerçants s’y pressent. Présent sur le marché vers 7h, n’habitant pas très loin il vient à pied, décamètre en poche pour toute personne qui tenterait une roublardise au niveau du métrage. Lucien est marié, avec Gisèle passionnée de la presse people, et des jeux télévisés, ils n’ont pas d’enfant car ils ne les aiment pas.
Lucien connaît bien les mariolles sur le marché, les vendeurs de l’été, les vendeurs à la sauvette, les escrocs… Son expérience et son flair de militaire lui font rarement défaut. Lucien perçoit par la Mairie une indemnité s’ajoutant à sa retraite d’officier. Il n’est pas riche juste propriétaire de sa maison, il n’a besoin de rien, car il ne fait rien, part en vacance depuis trente ans au même endroit sur la côte dans le même camping au même emplacement avec la même caravane, les deux premières semaines de juillet. Pour rien au monde il ne changera sa voiture, une BX 19 TRD de 1984 accusant à peine cent mille kilomètres, mais pourquoi la changer elle fonctionne, son entretien quotidien la conserve dans un état irréprochable, tous les samedis elle est lavée, polishée, les moquettes shampooinées, les portières restent ouvertes dans le garage afin de ne pas écraser les joints !
La saison va commencer, quelques commerçants ont pris leurs vacances avant le grand rush et l’arrivée massive des juilletistes, donc quelques places sont vacantes et sont vite convoitées par des passagers. L’été le marché dépasse allègrement la centaine de commerçants, vestimentaires et alimentaires se côtoient pas toujours dans un très bon climat. Lulu d’ailleurs compte bien remédier rapidement à se problème en les séparant afin de ne pas avoir un marché hivernal rempli de trous ! Ce samedi une vingtaine de passagers viennent lui faire la cour lui promettant de venir toute l’année, ou lui vantant les mérite d’un nouveau produit pas encore présent sur le marché français ! Mais présent au marché de Mochelaville rendez vous compte ! Lulu est donc très organisé et ne souhaite défavoriser personne, il donne par ordre d’arrivée un reçu avec un numéro, le chiffre est accompagné d’un A s’il s’agit de l’alimentaire ou d’un V pour le vestimentaire. Il connaît quelques énergumènes qui tous les ans viennent déballer des bricoles, et souvent des merdes ! Cependant des têtes lui sont inconnues par conséquent il demande les documents administratifs de rigueur, Kbis, assurance, carte d’ambulant. Plusieurs fois il a eu des doutes sur la véracité des éléments fournis, dans ce cas, consciencieux il en informe rapidement la gendarmerie, Lulu n’aime pas les fraudeurs. Il est huit heures et l’attribution des places commence. Suivi par tous les passagers Lulu déambule fièrement dans le marché, parle assez fort, ce petit rituel lui rappelle l’armée. Une bonne demi-heure est nécessaire pour placer tout le monde. Une fois tout organisé il prend un quart d’heure pour boire le café chez « Bébert ».
A Mochelaville le prix du mètre est fixé à un euros et dix huit centimes, pourquoi dix huit centimes ? Parce que c’est l’euro. Il commence toujours sa tournée « d’encaissement » par le vestimentaire car ils travaillent plus tard contrairement à l’alimentaire ou les premières heures sont les plus juteuses, bien qu’en cette saison tous ne s’arrêtent pas jusqu’à la fin de matinée. Dans la deuxième allée de vives voix se firent entendre, apparemment une bonne engueulade entre deux commerçants. Posté à quelques mètres il regardait la scène, tentait de comprendre avant d’intervenir. Il demanda à un abonné « qu’est-ce qui ce passe là-bas ? » « Je ne sais pas soit disant que le gros a bouffé deux mètres à la jeune ». Avec ces quelques informations Lulu se rapprocha du conflit ; « Que ce passe t-il ici ? » dans un brouhaha pas possible les deux commerçants tentaient de s’expliquer. L’un prétextant que son emplacement était de 10 mètres et devait s’étaler jusqu’au poteau, et la demoiselle se défendait affirmant que son banc de 6 mètres dépassait et devait inclure le poteau. Lulu pour avoir géré plusieurs fois des crises de ce type, lors des arrivées des commerçants note toujours le nom figurant sur le Kbis et demande le métrage précis. Ces informations sont regroupées dans une « bible » chez lui dans le cahier « marché », ainsi il peut savoir le samedi 12 octobre qui était présent avec quel métrage. Il sortit de sa poche son carnet : « Monsieur… Euh… Benzicouffa lors de votre arrivée vous avez déclaré avoir besoin de 8 mètres, je juge que votre emplacement en compte dix. Mademoiselle Sanchez vous souhaitiez obtenir six mètres, n’est-ce pas ? » Elle acquiesça de la tête. Décamètre en main afin de prouver sa bonne foi à Monsieur Benzicouffa Lulu lui prouva qu’il avait tord. Et qui trompe Lulu, ne le trompera plus. « Par conséquent Monsieur Benzicouffa je vous prierai de remballer votre matériel et de revenir la semaine prochaine avec des intentions honnêtes. » « mais missieur j’i bisoin di travail, j’i bisoin di l’argent pour li mangé di enfants. » Lulu ne voulait rien entendre, une personne malhonnête n’avait pas sa place sur le marché de Mochelaville. Fou de rage le commerçant remballa parasols et tables, foudroyant des yeux la demoiselle. Mademoiselle Sanchez vendait des sous vêtements. Un peu gênée par la mise à l’écart de son néanmoins collègue, elle ne cachait cependant pas sa joie de pouvoir déballer tranquillement strings et soutien-gorges. « Je vous remercie mais ce n’était pas nécessaire de le renvoyer. » « Ne me remerciez pas je n’ai fait que mon travail » « Je viens tout juste de commencer mon activité, vous viendrez choisir un ensemble pour votre femme. » à suivre…

Sédentaire contre ambulant.

« Y » vient depuis plusieurs années sur le marché au bord du lac, vendredi et dimanche, il aime ses produits, vit à son rythme et ne refuse jamais un client même à 13h. Depuis plusieurs semaines la pizzeria devant laquelle il déballe semble bien moins accepter sa présence. « Y » prend son temps pour remballer, rien ne sert de plier vite les parasols car se trouvant ou fond de l’impasse il est dans l’obligation d’attendre que tous les autres collègues soient partis, alors autant prendre les derniers euros.
Un jour de retour de marché, dans la boîte aux lettres un courrier de la Mairie l’informa qu’il était mis à l’écart du marché pendant 4 semaines pour emballage tardif ! Pas l’ombre d’un soupçon quant à l’auteur de la délation !
L’affaire s’arrangea avec un entretien en mairie, et un apéro à la pizzeria.

Libération du rond-point.

Depuis des années il est question parait-il de libérer le rond-point des anciens combattants. Le jour J est arrivé, sans aucune information préalable, sans concertation. Les commerçants ont été sommés un samedi peu avant midi de se déplacer la semaine suivante. Qui va où ? Le boucher, les poulets, les pates fraiches, le fromager… sur la place du théâtre, et le primeur ? Le primeur il prend la place du café, pourquoi ? Parce que c’est comme ça, il a plus d’ancienneté. L’heure est à la réforme, alors réformons. Pas le temps de prévenir la clientèle, et comme chacun sait un commerçant qui bouge de trois mètres, ce sont des clients perdus. Qu’il soit question de libérer le rond point d’accord, mais la méthode radicale est vraiment à remettre en cause, résultat il est possible qu’un climat tendu se développe, le déplacement dû au Dauphine Libéré n’a pas servi de leçon, prochain déplacement prévu à St Jean en février, à suivre…

Journée galère pour Gé



Les vacances sont rares, alors on les attend avec impatience ! Pour le café vacances en Corse début septembre quand tout le monde est parti ! Donc pas de marché pendant 10 jours, seul Gé passionné, et enragé assurera St Jean et La Rochette. Mais les choses ne sont pas si simples sur le terrain que sur le papier. Il faut savoir que le camion du café a depuis un certain temps un léger problème d’alternateur, le voyant de la batterie est toujours allumé au tableau de bord, problème jamais solutionné par les spécialistes. Arrivée comme d’habitude sur St Jean de Maurienne, changement d’emplacement (cf : libération du rond-point), la matinée se déroule pour le mieux du monde, accompagnée de Madame, comme toujours Gé s’en sort très bien, pourtant nous aurions pu penser qu’à l’approche de la rentrée les clients auraient pu se faire rares. Midi bien sonné ; remballage. Petit problème le camion refuse de démarrer, à St Jean la forte pente servira de rampe de lancement, et le camion démarre. Il ne faudra pas tourner car les clignotants ne fonctionnent pas. Peu rassurés, le chauffeur priera que le camion arrive à bon port. Mais à proximité de la Chambre celui-ci refusera tout ordre, et s’arrêtera en sortie de rond point. Merci et vive le portable ! Allo la dépanneuse. Après une brève attende de 30min sous le cagnard, le plateau arrive et remorquera tout le monde jusqu’au port d’attache, La Chapelle Blanche. Quelle journée, surtout pour Madame qui pour elle se souviendra de son baptême de commerçant ambulant.