lundi 21 décembre 2009

Sous le bras



La fin de l'année approche, encore une année dans le rétroviseur, 2010 pointe déjà.
Qu'est ce qui est grand, en carton, que tout le monde offre à ses clients (pour les banquiers c'est d'ailleurs le seul cadeau de l'année) qui ne coûte pas cher à la fabrication? Un calendrier! On dit un grand merci lorsque l'on nous le donne, parfois même on va même jusqu'à approuver de sa beauté!!! Au final on ne s'en sert pas, il trouve tout juste une place, mais uniquement dans le garage.
Mercredi au marché tout le monde se promenait avec le calendrier sous le bras de son pharmacien, assureur, banquier...

jeudi 3 décembre 2009

Je déballe en pyjamas!!!


Aujourd'hui c'est jeudi, donc Albertville. Matinée comme d'habitude, premiers arrivés primeurs, poissonniers... 7h les trous se bouchent, Jo est-elle arrivée? Pas de Jo encore, un peu de retard probablement. Au bout de l'allée nous repérons le tacot VW accusant les kilomètres. Elle avance passe prudemment sous les parasols. Flo dans l'allée a tout juste le temps de s'écarter, car apparemment Jo ne l'a pas vu, un peu plus elle lui roulait sur les pieds!!! "Putain elle n'est pas réveillée aujourd'hui! Elle voit que dale!" Le camion est garé, pas un bruit, personne n'ose lui parler car cela ne semble pas le jour.
Les heures avancent, il ne fait pas chaud, premières matinées fleuretant avec le 0°C. Jo se réveille néanmoins grâce aux cafés ingurgités. En aparté elle entraîne un à un ses voisins derrière le camion... pourquoi? Elle soulève son grand manteau qui lui tombe sur le chevilles regarde! Putain j'y crois pas aujourd'hui Jo est venue déballer en pyjamas!!!!!! Elle avouera que pas très bien réveillée, sans ses lunettes après avoir enfilé le collant elle a remis le son pyj' à défaut de son froc! Faudra regarder cet été elle déballera peut être à poil!

lundi 16 novembre 2009

Aujourd'hui j'ai fait 1000euros!


Aujourd'hui pas normal y a pas beaucoup de monde qui déballe comment ce fait-ce? Un petit coup de fil "Bah!: alors qu'est-ce que tu fous?" "Je ne viens pas t'as vu la météo ce qu'il annonce? Vigilance orange! Pluie et vent moi je reste à la maison" Le collègue raccroche et commence son déballage, certes le ciel est encore sombre mais rien de très grave. Le banc prend forme, tables, parasols... La bise se lève. Quelques gouttes commencent à tomber, de très grosses gouttes maintenant. Une brève hésitation, notre commerçant poursuit la mise en place. Mais là ce n'est plus la bise, mais de grosses bourrasques, il est à peine 9h. Les autres collègues ne possédant pas de camions magasins ont déjà tourné les talons et n'ont pas pris le risque de déballer. Un gros coup de vent vient prendre les deux parasols en vrille, malgrè leur solide arrimage emportent les tables et vont s'écraser sur le camion du voisin. Le juron monumental proféré par notre collègue n'y fera rien, 1000euros de casse au minimum. Aujourd'hui j'ai fait 1000euros.

Martine la plus chaude!!



Eté comme hiver Martine est toujours très chaude, vous aviez remarqué? Souvent en petite tenue, Martine ne craint pas le froid, et oui Martine vend des poulets rôtis! A quoi pensiez vous honnêtement? Martine tourne le dos à ses broches toute la matinée et par conséquent elle chauffe! Ses joues sont tourjours bouillantes, et l'hiver c'est bizarre, de nombreux collègues viennent la voir et lui faire la causette!

vendredi 23 octobre 2009

Flo et Ezya


Flo sur le marché ne peut pas emmener sa femme, car il n'en n'a pas, par conséquent il vient avec son chien, et en l'ocurrence sa chienne Esia un Border Collie vendu par un collègue (R.)
Toute une histoire... (comme dirait Jean Luc Delarue)
Il a ce chien depuis quelques mois déjà, elle est jeune et a peur de la foule, le marché est pour elle un terrain d'apprentissage, de dressage, mais notre collègue en voit de toutes les couleurs! Chez lui d'abord Esia adore manger les pieds de chaise, de table, les coussins, déchire les rideaux et à l'occassion pisse et chie un peu dans les coins.
Ce jeudi on a bien senti déjà que l'ambiance était tendue entre le maître et la bête "Ce matin j'ai voulu la sortir mais elle n'a pas voulu pisser la s...!" (Si on prend la conversation en cours elle peut porter à confusion n'est ce pas?)
Bref on apprendra assez rapidement que la chienne avait dévoré le canapé! Punition elle restera tout le temps du marché dans le Vito enfermée dans le noir.
Flo: Un jour elle bouffera ton chapeau!

Commerçant peu scrupuleux


Cela ne date pas d'aujourd'hui.
Une grand mère, comme beaucoup sur nos marchés (merci à vous mesdames de venir nous voir toutes les semaines) remarque un nouveau commerçant distribuant du fromage. L'étalage est joli et inspire confiance (hélas). La petite dame 80ans environ regarde et se fait accoster par le vendeur charmeur: "Goûtez mes fromages madame ils viennent des montagnes du Finistère c'est très rare!" La dame ne pouvant se défaire des griffes de son geôlier se laisse tenter. La petite tranche de fromage de 500g coûtera 33euros! Timide n'ayant pas la force de refuser elle demande si un chèque est possible car cette conséquente somme la dépouillera pour la suite du marché. "Evidemment madame pas de problème."
Deux semaines plus tard notre petite grand-mère fidèle demande à son primeur si le fromager du Finistère reviendra, connaissant ces escrocs il lui dit qu'il y a peu de chance pour qu'il revienne cette année. "Pourquoi?" Demande t-il à la dame. "J'avais pris un petit morceau de fromage pour 33euros et le montant de mon chèque a été falsifié j'ai été débitée de 133euros!"

samedi 17 octobre 2009

Engine de poitrine



Premiers frimas, les commerçants arrivent un peu plus tard, le marché se désertifie, la lumière devient blanche, le soleil est discret. Quelques-uns éternuent, se mouchent, toussent, grippe porcine? (Attention!!! C'est bizarre on n'en parle plus vous avez remarqué? Pourquoi? Les français ne sont pas si cons ils ne sont pas tombés dans le piège markéting orchestré par les laboratoires pharmaceutiques pour vendre leur stock de Tamiflu!) Mais quelques personnes ne semblent pas souffrir du froid... Des commerçants habitués à travailler dehors supportent un léger pull, alors que d'autres ont déjà sorti le réchaud, les moonboots, les gants... Chez les clients c'est pareil, on parle rapidement "ça caille ce matin non?" "et oui on se rapproche de l'hiver!" bien emmitouflés, bien engoncés dans les vêtements chauds, cols relevés, nos fidèles ne traînent pas trop dans les allées et se frottent les mains pour se réchauffer une fois regagné la voiture. Midi approchant, la matinée a été longue, et n'attendant plus grand chose en matière de vente le remballage commence pour tous, certains ont même déjà tournés les talons. Apparemment Ne craignant pas le froid ni les "regards chauds" un 90C largement décolleté vint à se présenter au banc du saucisson. Soudainement le remballage subit un net ralentissement, les deux commerçants se battent presque pour servir cette généreuse cliente. "Bonjour il fait froid aujourd'hui, non?" "Vous trouvez?" répondit-elle. "A vous voir on ne dirait pas" "J'adore repousser les échances!" "Ah c'est bien dommage!" dit notre commerçant en rendant le monnaie et en la regardant s'en retourner.

mardi 13 octobre 2009

Papy volant


On connaissait les poissons volants, les cerf-volants et les papy volants alors?
Sur le banc d'un orticulteur bien célèbre dans la région.
La saison des pensées bas son plein, le banc est grand 20m pas moins, et le gérer à deux n'est pas chose facile. Les questions fusent dans tous les sens, les gens prennent et reposent, payent et partent et reviennent... Mais papy a déjà bien rodé son petit manège, car il a déjà été remarqué la semaine précédente. Dans son petit coin se croyant seul il se sert sur le banc, prend un petite cagette de pensées la pose au sol, fait la même chose avec une deuxième. Il en prend une troisième et se rapproche de la caisse pour payer il paye donc sa troisième caisse et repart habilement avec les deux autres préalablement posées sur son chemein de retour.
"Monsieur et les deux autres cagettes vous comptez les payer ou non?"
"Mais je viens de vous régler!"
"Oui je suis bien d'accord mais seulement pour une cagette!"
Le ton reste courtois mais pas longtemps car le papy fait parfaitement la sourde oreille et notre commerçant à autre chose à faire que de perdre son temps avec un papy volant. Après vingt minutes le ton monte:
" Bon soit tu me règles les deux autres cagettes et celles volées également la semaine dernière soit je t'éclate!"
Le papy pas loin de la crise cardiaque voyant que tous les regards convergent dans sa direction paya difficilement 6 cagettes.
Les voleurs ne sont pas toujours ceux que l'on croit!

samedi 3 octobre 2009

Les roues pètent chez Rossi



Les jeudis se suivent et se ressemblent à la poissonnerie Rossi.

La semaine dernière arrivée avec un peu de retard sur place avec une remorque de fortune la cause: crevaison. Cette semaine idem arrivée avec une heure de retard les clients s'inquiétaient déjà "Il est pas là aujourd'hui le poissonnier?" Cherchez l'erreur le magnifique camion frigo mercedès tracte une vieille remorque que s'est-il donc passé? Encore une crevaison! Après plusieurs minutes de route "PAF!" la roue pète! Problème d'essieu usant prématurément la roue. Sympa le matin à 5h être obligé de faire demi-tour prendre la remorque de secours déballer à l'arrache à moitié dans le noir car aucun spot ne fonctionne! Comme dit le dicton : "ça ressemble à une journée de merde!"

lundi 7 septembre 2009

La bonne blague!


On en a déjà parlé, un petit article dans le journal ça fait du bien, un peu de pub à moindre coût!
Le Ristretto, le café donc a eu les faveurs d'un encart dans le Dauphiné. Un article expliquant le travail du café, les différentes variétés en vente... En fin d'article les coordonnées étaient mêmes mentionnées.
Cet article a été publié plusieurs semaines après la visite du journaliste. Alors...
Un mercredi sur le marché dès l'aube les collègues n'hésitent pas à brancher "Alors combien t'as payé?" Ne comprenant pas très bien de quoi il s'agissait, à propos de quel sujet de conversation il en retrounait, un sourire de ciconstance et direction pour le montage du banc. "De quoi ils me parlent aujourd'hui?" Et ensuite c'est autour des clients "Bel article ce matin dans le journal" Et subitement les choses s'éclaircissent, l'article vient de paraître seulement ce matin.
Le portable sonne "Bonjour je viens de voir l'article dans le journal, et je suis intéressé pour 600kg de café par mois, peut on se rencontrer et faîtes moi un bon tarif!, je passe demain à Albertville pour vous voir j'habite sur Annecy, René Martin"
C'est fou ce que peut être porteur un article, 600kg de café! Mais le doute persiste. Comment l'interlocuteur a pu lire l'article à Annecy alors que celui-ci est paru dans les pages Combe de Savoie? René Martin cela semble bien trop commun comme nom. Magie du portable le numéro n'était pas caché. Donc on rappelle avec un autre portable "Allo René Martin?" "Y a pas de René Martin ici!" Trahison sur le champ! Mais qui a bien pu faire une blagounette? Des noms circulent mais une petite idée est faite et les comptes vont se régler demain jeudi à Albertville!
Jeudi:
Dès l'arrivée à 6h "Bonjour il est ou René Martin!" Les voisins ne comprennent pas et une courte explication est faite. "Putain déconne pas c'est peut être un patron de plusieurs brasseries sur Annecy tu sais ça brasse des mecs comme ça!" Le doute persiste. René Martin rappelle: "J'ai du retard j'arrive dans 15min". Pas de René Martin, mais quand même 600kg de café cela ne peut pas se refuser, comment il doit payer? 50% à la commande et le reste à la livraison? Mais les voisins se trahissent au cours de la matinée se mordant trop fort les lèvres, les éclats de rire sonnent comme le glas de la blagounette!
Dans le coup: le poissonnier et le primeur, bien joué.

mercredi 19 août 2009

Blagounette



A l'article de la mort Suzanne est étendue sur son lit, Roger son mari la veille.
-Veux tu me faire plaisir une dernière fois mon Roger, demande Suzanne agonisante.
-Je ferai tout pour toi ma Suzanne
-Vas chercher dans le grenier sous la grosse poutre et ouvre la boîte.
Intrigué Roger monte au plus vitre dans le grenier et ramène cette boîte qu'il n'avait jamais vue. Il ouvre, et remarque 3 oeufs et 250 000€ en espèces.
- Tiens ma Suzanne mais explique moi pourquoi 3 oeufs?
- Ah! mon Roger à chaque fois que tu me faisais l'amour et que je n'avais pas d'orgasme je les mettais dans la boîte.
Roger pas peu fier en 52 ans de vie commune que sa femme n'ait connu que 3 ratés!
-Alors ma Suzanne et que sont ces 250 000 €?
-Bah! A chaque fois que j'en avais une douzaine j'allais les vendre au marché!
Qui vend des oeufs sur le marché?

Ambulant loin du banc.


Paris désertifiée ! Paris désengorgée ! Paris « plagifiée » mais pari gagné. Pas de doute au mois d’août c’est Paris-Plage. Températures élevées sur les chaussées, les médias nous mettent en garde, c’est canicule niveau un, niveau deux… Litres d’eau pour certains, pinte ou baron pour d’autres, les organismes sont assoiffés, épuisés et réclament une compensation. Les terrasses sont bondées, garçons de café débordés, nulle ne sait ou aller, pourvu qu’il y ait de l’ombre, comble de ce monde ou l’eau vint à manquer les gouttelettes du brumisateur récemment installé donne l’illusion de fraîcheur. Quelques uns bien dans leur peau torse au vent laissent apparaître leurs abdos, et d’autres parce que trop chaud chemise ouverte ne peuvent cacher leur panse où les eaux salées ruissèlent entre les poils blanchis par les années. La saison est propice aux regards croisés, des uns des unes dans les uns dans les autres, les poitrines bondissantes et rebondissantes misent en valeur par ces débardeurs éveillent des fantasmes éphémères aux détours des rues.
Majorité de petits commerces sont fermés, métropolitain cosmopolite oblige les grandes enseignes ne connaissent pas la crise. Les euros s’affichent dans les vitrines, ceux qui en possèdent peu en demande en prenant l’air du pauvre, et talons tournés profèrent insultes à celui qui dédaignera lui donner pitance.
Fin de journée sur les bords de la scène parisienne, diurnes et noctambules se croisent, les pubs branchés s’affèrent en ce début de soirée, rien ne doit manquer, car ce soir sur le comptoir beaucoup raconteront et rencontreront des histoires ! Mais non loin la police veille, car de CRS aux coins des rues, matraque à la ceinture, une compagnie pour compagnie si débordements d’alcool il y a nul doute qu’ils prendront soin de vous.
Demain dernière semaine, fin d’été, ça sent la rentrée entre cartable et cahiers, retour des habitudes, métro bondé, périph encombré, injures proférées au tournant, pollution niveau un, niveau deux… Stress, ivresse à toute vitesse Paris au quotidien je t’aime bien de loin.

samedi 15 août 2009

Chute de café


Mercredi marché de La Rochette pour le café.
L'euphorie de la semaine dernière est déjà passée, ce matin c'est calme, les commerçants sont dans les allées et ça papote. Dérouillage pas avant 9h "3,90€ merci et bonne journée". On attend, le soleil monte, les degrés aussi sous les parasols, et une vague déferle vers 10h30 tous arrivent en même temps, débordé en quelques secondes "Bonjour du moka, du thé, 1kg de Brésil..." Les deux moulins tournent à plein régime, y a plus d'agraffe, le portable sonne, une cliente hésite: " Je voudrais un café doux, ou fort je n'y connais rien." La queue s'allonge derrière et malgré tout nous prenons le temps de faire connaitre le produit. Quelques secondes d'inatention la petite fille de la cliente attrape un sac de café et voulant voir son contenu le tire vers elle et... vous imaginez la suite! Le coeur monte à 180 pulsations minute, une envie de gueuler aussi. Les sacs contiennent environ 4kg de café, mais dans le malheur une grosse partie est tombée dans le sac vide et dans la poussette de la cliente, seuls peut être 500g sont perdus par terre. Les grains craquent sous les pieds des clients suivants "Vous essayez de faire pousser du café?" Question posée plusieurs fois avant le remballage final. Cela devait arriver une fois et ce fut aujourd'hui! Il y en aura t-il une seconde? Forcément on ne l'espère pas!

Le retour des papiers


Rappelez vous l'article "vols sauvages" relatant des vols en fin de marché sur St Jean de Maurienne, l'affaire n'est pas terminée. Se faire dérober son portefeuille une mésaventure que nous avons tous connue au moins une fois, c'est chiant surtout pour les papiers pour la fraîche aussi mais c'est secondaire. A St Jean nous remercierons un technicien de FranceTélécom qui perché en haut de son pylône a remarqué des documents dispersés dans l'herbe. Qu'est-ce donc? Après une courte investigation il s'agit bien des différents portefeuilles dérobés samedi sur le marché. Tous et toutes ont donc pu récupérer en gendarmerie, carte d'identité, permis de conduire... Certaines ont même retrouvé les quelques euros glissés entre différents papiers, ces voleurs étaient vraiment amateurs, bien que, car ils ont quand même réussi à tirer 500€ au DAB avec une carte bleue, mystère. Merci donc au technicien qui lui est apparemment un habitué des vols car il s'est fait voler les siens 3 fois en quatre mois!

mardi 11 août 2009

Article de presse

On aime tous avoir un petit article dans le journal local, et encore mieux dans le quotidien régional. C'est notre petite fierté de voir sa photo, et ça dope toujours un peu plus les ventes les jours qui suivent, et par la suite on se fait chambrer par les collègues "alors t'as payé combien pour ta trombine dans le canard?" Le journaliste vous pose des questions, prend son petit crayon, écrit des petites notes sur un petit carnet et il aura beaucoup de mal à se relire d'où parfois des coquilles, des erreurs dans les retranscriptions. Parfois le journaliste n'est pas très fin et ne choisit pas très bien son commerçant, bluffé par le banc, il ne s'aperçoit pas que le commerçant est une buse et qu'il ne connaît pas bien sa came, qu'il trompe le client. Bref, le journaliste tartine des colonnes sur un "gonz" qui ne sera même pas là l'année prochaine! Notre commerçant vante les mérites des produits régionaux qu'il ne vend même pas, et ça cela fait du tord aux marchés! Regardez les étiquettes et vous, posez les bonnes questions!

lundi 10 août 2009

Je capte que dale!



PH est un client qui passe régulièrement boire un café au banc, on papote de tout de rien, de musique. Mais aujourj'hui il aurait parlé chinois c'était pareil! Informaticien à la base il a commencé a évoquer son boulot par lequel il installe des logiciels dans les hopitaux et que chez lui il est au point et ne peut pas se faire pirater car il a installé un logiciel GDL avec une connexion PHP OpenPRS relié au système IPV6 de 2009 bien plus performant que le dernier PXXO. "Ouai ouai d'accord je vois!" Parti dans son affaire il insistait "Mais fais gaffe car aujourd'hui y a des trucs chinois comme le Pitong 2011 qui lui bousille tout"... Enfin un client est venu pour me sortir de là!
Aujourd'hui on a besoin de l'informatique mais pas des informaticiens!!!

lundi 3 août 2009

Court jus



Petit matin, température fraîche, normal pluie la veille, comme tous les déballages ambiance calme, réveil oblige on s'active pour être prêt avant 8h. Tournée des bonjours "Salut tu vas bien? Bien bossé hier?" d'autres ne se saluent plus depuis déjà plusieurs années, d'autres foncent au bar prendre un café pas bon. Les pieds de parasols claquent sur le sol, le matos est déballé on va garer les camions sur le parking derrière l'église, alors que les retardataires arrivent et les passagers attendent le placier, pas avant 7h30. Si on va boire le jus au comptoir pour certains il est nécessaire de l'avoir pour travailler, comprenons nous : le courant. Le raccord et l'enrouleur direction la borne pour se brancher. Toujours difficile d'enfoncer le mâle dans la femelle, une prise sur deux fonctionne! On prend soin de ne pas faire de boucle avec la longueur du fil afin d'éviter une chute acrobatique ou d'être débranché. Vérification qu'il y a bien du jus mise en route des projecteurs et "chtrac!" court-jus! Tout le monde dans le noir! Le silence est brisé par quelques jurons "Putain Clément t'as encore tout fait pété t'as pas changé ton enrouleur!" Mais aujourd'hui c'est pas Clément qu'a tout fait pété, d'ailleurs on ne sait pas qui, il est resté discret. Des commerçants de l'autre bout du marché arrivent et questionnent autour d'eux "T'as du courant?" "Non ça vient de sauter" "Putain et mes poulets ils ne tournent plus bordel! Ou est-ce que l'on réenclenche?" "Non faut attendre l'arrivée des services techniques pas avant une demie heure!"

dimanche 2 août 2009

Fable: Le cheval et la poule



Fable joliment contée par Chantal, une cliente adepte du marché par tous les temps par toutes les saisons.
Le cheval et la poule sont tous les deux amis et habitent la même ferme, ils s'estiment et jouent souvent ensemble. Il n'est pas rare de voir la poule sur le dos du cheval, et le cheval jouer au foot avec les œufs de la poule.
Par un beau matin nos deux compères se promènent non loin de la porcherie et décident d'aller dire bonjour au porc, mais par malchance le cheval distrait s'enlise dans la flaque de boue juste devant la porcherie. Après moult tentatives notre cheval reste planté dans cette foutue marre.
" Va chercher le fermier" ordonne t-il à la poule "il me sortira avec son tracteur".
Quelques minutes plus tard le bon vieux Massey Fergusson du début du siècle rejetant à lui seul autant de CO2 que toutes les usines chinoises arrive.
" Cré bon diou qu'as tu foutu là mon canasson"
En quelques minutes et avec une bonne corde notre ami le cheval est sorti d'affaire. Du coup les salutations au porc seront remisent au lendemain.
Dès le soleil levé nos deux amis repartent en direction de la porcherie afin de saluer leur ami le cochon, et là vous ne le croirez pas c'est notre poule qui s'enlise! Le cheval éclate de rire et lui dit:
- Bah! Tu ne peux pas faire gaffe! Hier c'était moi et aujourd’hui voilà ton tour! Accroche toi à ma bite je vais te sortir de là!
Mais rien y fait, la poule se cramponne et le cheval n'arrive pas à extraire notre gallinacé de ce bourbier!
- Bon dieu j' y arrive pas, bouge pas je vais chercher le fermier.
Quelques instants plus tard revoilà notre paysan avec son tracteur et son câble.
- Cré bon diou vous m'en faîtes dont des conneries!
Aisément le tracteur sort la poule de la boue et nos deux amis finalement attendront de voir leur ami le cochon à l'abreuvoir.
Moralité: rien ne sert d'être monté comme un cheval s'il l'on n'arrive même pas à tirer une poule!

Pas trop salé!


Un client au banc du Musée du jambon:
- Bonjour je voudrais du jambon
- Pas de souci blanc, cru, fumé?
- Pas trop salé!
Notre ami prend alors son plus beau couteau et découpe une fine tranche:
- Goûtez celui-ci!
- Ah! C'est salé!
Notre professionnel attrape alors une autre pièce:
- Et celui là?
Le client enfourne dans sa bouche comme un glouton la fine portion:
- Ah la vache! C'est salé!
- Non c'est pas de la vache c'est du cochon!
- Ah ! Ah! Elle est bien bonne!
La dégustation dure depuis quelques bonnes minutes et notre client n'est toujours pas décidé et d'autres personnes attendent derrière et même certaines vont voir la concurrence lassées d'attendre.
Dernière tentative, notre charcutier découpe un jambon en deux et fait goûter un nouveau morceau:
- Ah c'est encore salé!
Les minutes deviennent longues et le sketch commence à lasser à présent notre charcutier qui voit les autres clients s'impatienter.
- Dernier morceau après vous avez tout goûté
- Ah celui là est parfait! Délicieux! Comme j'aime!
Il s'avèrera que le dernier morceau goûté est en fait un morceau du premier jambon découpé!
- Combien de tranche souhaitez-vous?
- Une seule! ça suffira, merci.

samedi 1 août 2009

Vols sauvages


Saint Jean de Maurienne, nous sommes déjà le 1er août, il y a du monde, touristes qui viennent ou qui partent car lorsque vous écoutez la radio c'est le week end noir! Il y a du monde partout sur la route, ils vont tous au même endroit au même moment! Bref ce samedi n'a pas été peut être bien rose côté vente, par contre pour certains commerçants il a été effectivement bien noir! Vols de portefeuille, porte-monnaie, sac à main dans les véhicules! Putain de bonne surprise lorsque tu remballes! Pas moins de quatre collègues peut être plus, se sont fait piller dans le courant de la matinée. Evidemment on n'a pas vu qui, les boules car en ce moment c'est plutôt pas évident.
Rappels simples:
  1. On ne laisse jamais ses documents sur le siège du camion!
  2. On ferme toutjours le camion même lorqu'il est à nos côtés!

Desormais veuillez et lorsque vous entendez un bruit suspect, comme un bruit de portière, car la porte de votre véhicule grince, pendant que vous bosser allez voir de suite, vaut mieux perdre un client que vos papiers!

mardi 28 juillet 2009

Dans le caca!



L'installation est faite et l'attente commence, les clients se précipitent au banc! (non pas vrai surtout en ce moment!) Les heures tournent trop lentement et l'envie se fait pressante... Les communes sont tenues de mettre à disposition des commerçants ambulants, l'eau, l'électricité et des toilettes. Parfois les "mecs" sont contents d'être des mecs, car lorsque l'on voit l'état des toilettes publiques... cela laisse quelque peu à désirer n'est-ce pas mesdames! Bref, ici c'est plus grave c'est pas le petit pipi qu'il faut gérer mais le colissimo expert! Il n'est que dix heures et il y a encore trois bonnes heures avant de retrouver son chez soi. Le ventre gargouille et les flatulences dangereuses...encore deux heures... Trop c'est trop, il est impératif maintenant de livrer ce coli encombrant. Le pas décidé direction le blockhaus des mouches, c'est promis ce sera une livraison express pas plus de deux minutes. Même si le lieu n'est pas très accueillant, à cet instant précis on l'aime quand même! Mais erreur gravissime l'état des lieux n'a pas été fait préalablement! Pas de PQ! Rien dans les poches, même pas de vieux mouchoir! La seule solution appeler un collègue avec le portable et lui demander de venir nous secourir dans la plus grande discrétion! Ah! Vive le portable comment aurait-on fait avant?
Moralité avant de faire le paquet vérifiez s'il y a du papier!

samedi 18 juillet 2009

Remise en banque remise dans le c...


Vous travaillez, vous gagnez de l'argent... pour payer l'URSSAF, RSI, Organic, les crédits, les fournisseurs... et s'il en reste; vous!
Après avoir effectué une remise en espèce quelques heures plus tard petit coup de téléphone de votre banquier:
-Votre remise en espèce sera imputée de 50€, car il y a suspicion sur un billet de 50€.
-C'est une très bonne nouvelle que vous m'annoncez, et alors?
-Le billet va partir en expertise à la Banque de France
- Ne me racontez pas de salade, si le billet part en expertise vous savez pertinemment qu'il est faux!
- Il y a de forte chance.
- Alors mes 50 euros?
- Bah, c'est une perte.
- Je viens donc de travailler aujourd'hui pour une perte! Sachez que cette perte représente uniquement sur mon chiffre du jour une perte de 30%!
- Oui mais c'est une perte pour nous aussi! Dit le banquier avec culot!
- Ah! Vous être en train de me dire que vous aussi vous allez perdre 30% de votre recette aujourd'hui! Et ces 50€ sont pour moi une partie de mon salaire, si votre banque perd 30% est-ce votre salaire qui sera amputé? Rendez moi le billet!
- Ce n'est pas possible cela serait du recèle.
- Rendez moi ma thune vous vous servez assez copieuse ment sur mes comptes!
- Nous prendrons rendez-vous après le résultat de l'expertise.
Cela fait plus d'un mois, pas de nouvelle, pas de remboursement, une fois encore les banques nous entubent!

100€ pour si peu!


Au café.
Sur le marché de St Jean ce matin pluie, pluie et pluie merde! Le moral en prend un coup surtout que l'on était habitué à de fortes chaleurs depuis quelques jours, mais il faut de l'eau pour le jardin! Donc qui dit pluie dit petite recette! Peu de touriste courageux pour venir nous voir. Un client se présente, apparemment pas un habitué des lieux, il pose des questions et opte pour un moka sidamo, mais 125g seulement! Pas de vente à refuser ce matin il faut payer les km! "1.95€ s'il vous plait" Le client sort de sa poche un magnifique billet vert tout neuf de 100euros! A première vue pour une si petite vente il y toujours suspicion de faux billet. Pas de monnaie, la proposition a pourtant été faite d'en prendre plus, beaucoup plus! Mais en vain, le client à préférer s'en tenir là. (Merci Dom pour avoir eu la monnaie!) Ah! c'est la crise!

mercredi 15 juillet 2009

Etat critique


Samedi 11 juillet marché de St Jean de Maurienne.

Christelle est a son banc sur la place du théâtre pour vendre comme tous les samedis les "si belles poulettes", éleveur et rotisseur de poulets sur Albiez, mais aujourd'hui elle n'est pas accompagnée de "son homme" Alban, chose étonnante il est absent. Les premiers clients arrivent, tôt, très tôt, car aux "si belles poulettes" le problème c'est d'avoir un poulet roti, victime du succès de la qualité il ne faut surtout pas oublier de réserver. "Ah! Vous avez changé de mari ce matin!" dit un chaland. Humour pas vraiment au goût du jour, car Alban aurait été bien mieux sur le marché ce matin que dans le coma à l'hopital de La Tronche. Victime d'un accident jeudi dernier en coupant du bois, écrasé par un tronc, il a été transporté dans un premier temps sur St Jean de Maurienne pour une jambe cassée, mais le diagnostic était bien plus sérieux, les oragnes vitaux étaient touchés (foie, rein, rate). Merci aux pompiers qui ont accompli un réel record de vitesse pour le transférer sur Grenoble (12min)

Aujourd'hui Alban est sorti du coma, mais pas d'affaire, du temps et multiples examens seront nécessaires avant de revoir Alban avec son sourire le samedi matin. Courage Christelle.

D'autres nouvelles bientôt.

jeudi 9 juillet 2009

Sacrée remise!


Sur le marché entre collègue tout le monde se connaît, tout le monde sait à peu prêt qui est qui. Certains en fréquentent certains, et d'autres en fréquentent d'autres et quelques uns ne sortent pas du banc sauf peut être pour aller aux toilettes! La chose sympa entre commerçant c'est parfois l'occasion de faire du troc: "Je te dois combien? Non donne moi un kilo de ça avec un peu de ça". Mais parfois il faut passer tout de même à la caisse, et il s'induit alors le prix commerçant, petite tradition généralement respectée bien que... Qu'est-ce que le prix commerçant? C'est une petite remise s'imbolique de quelques euros ou quelques centimes d'euros. Un exemple simple:
- Combien je te dois?
- Au total ça fait 16.65€.
Alors il y plusieurs écoles soit:
La totalité est demandée ou un léger arrondissement à 16.60, le plus couramment constaté sera de demander 16€, quelques généreux remiseront à 15€ et par temps de grande générosité certains descenderont à 10€!
Quelques cas rarissimes ont cependant été constatés, l'arrondissement à l'€ supérieur! Dans ce cas le coup est assez gonflé, exemple dernièrement constaté 4,94€ et il a été demandé 5€! Ne soyons pas à 6cts près mais le coup est particulièrement déplacé, ce n'est parce que la note est petite qu'il faille entuber un collègue! Ou alors on ne fait pas la remise mais on ne fait pas un coup de p... que l'on ne se permettrait pas avec n'importe quel client!

jeudi 2 juillet 2009

La LEM encore elle!


Y a des jours comme ça! Dimanche la journée était belle, chaude, très chaude. Le Ristretto était en repos, après une semaine bien remplie car encore chargé d'organiser le tournoi de tennis du club, ce dimanche était fait pour décompresser! Certains l'on remarqué le camion du Ristretto est "magnifique", stickers café réalisés par Megacom à Pontcharra. Avant de partir ce dimanche faire un petit viron avec la famille le camion devait être mis à l'ombre, la chose a été faite, sauf que le chauffeur quelque peu distrait a omis de regarder dans les rétros pour garer le camion dans la cour voisine, voulant éviter ces deux putains de poules qui ne voulaient pas se pousser l'aile (non pas de la poule!), mais l'aile arrière droite du camion a frotté le long du portail! Aïe Aïe! 300€ de franchise pour plus de 1000€ de réparation! Bon dimanche! Rappel la LEM: Loi d'Emmerdement Maximum!

jeudi 28 mai 2009

Isa monte au créneau!


Lundi matin, Uriage les bains, et rapidement Isa doit s’y mettre… dans le bain ! Il n’est pas encore huit heures quand le fourgon type Jumpy pointe son nez au bout de l’allée déjà copieusement garnie de ses commerçants courageux. Fenêtre baissée, clope déjà allumée, Isa scrute son passage dans cette rangée large de quelques mètres, trois peut être. Une certaine angoisse peut se lire sur son visage, je rentre comment ? Marche avant ? Marche arrière ? Olivier, le fromager son voisin, lui fait signe de passer en reculant, aïe Isa n’aime pas trop utiliser la marche arrière. L’affaire est mal engagée, le véhicule prend la direction de la première table venue « STOP ! STOP ! » crie Olivier. Deuxième tentative… Tous les commerçants non loin de la scène, au café, regardent la manœuvre. Ce second essai malgré le coaching intensif d’Olivier « Tout droit ! Tout droit ! A gauche, braque tout ! » n’y fera rien, Isa aujourd’hui n’y arrive pas, et si en plus les minutes venaient à s’éterniser il est fort probable qu’Isa soit de mauvais poil pour la matinée. Olivier connaissant très bien Isa, et notamment ses capacités « artistiques en stationnement » prend le volant et en deux coups de volant gare le véhicule au millimètre le cul dans les salades et le nez dans les tommes !

vendredi 22 mai 2009

Derrière


Il se passe quoi derrière le banc? Secret de commerçant! Mais certains clients aiment venir derrière le banc, pourquoi? Bonne question, ça fait bien de venir de l'autre côté, en sous-entendu "Moi je les connais" ça fait bien, ou "je me sers tout seul et j'évite l'attente de la queue". Alors ça vous dérange? Quand il y a du monde c'est pas facile à gérer car évidemment le client veut papoter et pas forcément le temps.
Entre commerçant on va derrière le banc, on passe sa commande et le collègue passera à son tour derrière votre banc en fin de matinée pour vous livrer et prendre un peu de monnaie.

dimanche 17 mai 2009

Où sont mes housses?


Y déballe le dimanche sur le marché d'Annecy, peu importe sa came, mais Annecy le dimanche c'est un bon marché il y bosse bien. Son banc mesure environ 6m, 2 parasols des 4x3, il retire les housses et ne réfléchit pas plus que ça les jette sur les containers à ordures derrière son camion. Les heures passent, l'ambiance est sympa, un peu de monde et un peu de fraîche, tout le monde bosse apparemment, le primeur en face, le vietnamien à côté... 12h30 la messe est dite remballage. "Putain merde mes housses elles sont où?" Les housses des parasols ont disparu. Y retourne le camion, regarde sous les tables, point de housses. Il demande au vietnamien "Non non moi pas housses, pas vu, pas pris" répondit-il avec l'accent et la voix nasillarde. Y le savait il était persuadé de les avoir laissé sur les containers. Pas grave retour à la maison, et rachat de deux housses, 50€ quand même.
Mais Y a trouvé le comportement du vietnamien étrange, une petite suspicion.
La semaine suivante de nouveau à Annecy, Y est bien décidé à faire sa petite enquête... En arrivant sur le marché salutation de coutume " Salut Fong (le vietnamien) comment va?" "Je vais bien merci beaucoup, je vais bien merci beaucoup". Déballage en cours, Y trouve toujours le comportement de Fong anormal, il referme à chaque fois le camion dès qu'il prend une caisse. Y pas fou décide de planquer un peu afin de mater le contenu de son utilitaire. Et que ne voit-il pas dépasser sous le plancher en bois du camion, deux belles housses de parasol, étrangement semblables aux siennes perdues la semaine passée. Y questionne Fong "Tu n'as pas retrouvé mes housses que j'ai perdues la semaine dernière?" "Ha! non, moi pas vu housses, moi pas pris, mois sais pas!" Y commence à sentir que Fong est de moins en moins à l'aise et décide de pousser un peu plus l'investigation. "Il y en avait une bleue et une blanche, j'avais changé les cordons, l'un était blanc et l'autre noir." "Ah! Moi sais pas! Moi pas voleur, moi pas pris, moi sais pas!" dit le vietnamien. "Je peux voir s'il te plait les deux housses de parasols planquées sous ton plancher du camion?" demanda Y. "Pourquoi toi veut voir mon camion, moi pas voleur, moi rien dans mon camion." "Alors justement s'il n'y a rien dans ton camion fais moi voir" et Y se rapproche du camion et ouvre les portes arrière et montre les housses du doigt "Et ça c'est quoi ce ne sont pas mes housses par hasard?" "Ah! Si! Ça housses parasols, à toi! moi savais pas, moi trouvé sur poubelles, mais moi pas savoir que housses parasol à toi! Toi peux dire merci à moi!" Y resta calme car à tout moment il pouvait décocher une droite et envoyer au tapis notre "honnête ami Fong".

samedi 16 mai 2009

Service commercial


C'était jeudi, au petit matin à Albertville...
Il est 6h30 sur la voie rapide en direction de Moutiers, le radar fixe à hauteur de la station Total est connu depuis déjà un an ou deux (il est d'ailleurs HS en ce moment scotché en bleu) mais en ce jeudi le service commercial de l'Etat français était en mission. Sur la portion limitée à 90Km/h le radar embarqué quelques mètres après le pont de Gilly s'affolait. Une vraie guilande électrique! Putain les points! Et les euros! Tous les gens qui allaient bosser, commerçants ambulants par exemple, mais aussi artisans du BTP et bien d'autres ont eu le droit à la photo! Souriez svp! Pas trop envie de bon matin de se faire coincer car on roule à 110 au lieu de 90 sur une voie rapide déserte!
Qui a dit:
- Les radars servent à limiter la vitesse dans des zones accidentogènes, afin de préserver des vies, en ce jeudi il y avait vraiment risque, oui c'était mouillé!
- Si on part tôt le matin c'est pour travailler plus et gagner plus, mais ici en l'ocurrence c'est perdre plus!
Ou encore:
- La France appartient à ceux qui se lèvent tôt!
Soyez prudents commerçants ambulants si vous êtes en retard nous garderons votre place! Car un commerçant ambulant sans permis c'est un sédentaire!

mercredi 6 mai 2009

Le café

Sur le marché un p'tit café le matin c'est sympa, tous autour de la machine "bonjour, ça va? Bien bossé hier? Quel temps de merde...
Mais cliquez sur le lien suivant "Le Café" par Oldelaf & M. D trop bon!!!!!!!!
LE CAFE cliquez ici

dimanche 3 mai 2009

Au-dessus du parasol

Avez vous remarqué? Quoi? Nos estivants sont arrivés... qui? Les touristes? Non, nos migrateurs, le premier c'est le Milan Noir que tout le monde confondra avec une buse variable, lui il est déjà là depuis le mois de mars et partira dans la troisième semaine d'août.


Impossible à confondre regardez cette queue! Un triangle équilatéral, et un vol glissé souvent en basse altitude et s'approche des habitations.

Autres estivants l'hirondelle, elle se porte moins bien sa population est en forte chute depuis plusieurs années. La cause, nous, destruction des nids dans les granges et sous les toits car le "caca" d'hirondelle c'est moche! Sachez une chose outre les milliers de kilomètres qu'elles parcourent l'hirondelle qui est venue l'année précédente près de chez vous nicher dans la grange du voisin ce sera la même l'année suivante et ceci sans GPS! respect pour cette petite bête de quelques grammes!

Ci-dessous Hirondelle rustique ou hirondelle de cheminée, la queue très longue dite en "filet", habitat plutôt campagne.


Ci-dessous hirondelle de fenêtre, plutôt en ville queue triangulaire courte, tache blanche caractéristique dessus.


Ci-dessous hirondelle de rivage plutôt voisine des zones humides, rivères, fleuves.


Ci-dessous hirondelle de rocher, vit en altitude, visible chez nous aux environs de 2000m d'altitude.

Vous l'aurez tous remarqué également car sa présence ne passe pas inaperçue le coucou, rarement visible ou seul un oeil averti peut le voir en vol, cela ressemble à un faucon crécerelle mais gris.
Dicton: "Coucou nu, neige sur feuillu" cela a été vérifié cette semaine avec de la neige mercredi à 900m.

Lui se remarque également, mais il est toujours confondu avec sa cousine l'hirondelle c'est le Martinet noir, il vit en colonie tourne dans le ciel avec ses cris caractristiques aigüs, stridents, vol très rapide (jusqu'à 200km/h). Il nous quittera vers la mi-août. Rarement visible au sol car leurs ailes sont si longues qu'ils ont du mal à reprendre leur envol.
Alors, lors du déballage et du remballage jetez un oeil au-dessus du parasol, et faîtes leurs un clin d'oeil!

Contrôles...


Il n'est pas rare de voir les policiers municipaux sur St Jean de Maurienne arpenter le marché le samedi matin et saluer les commerçants, discuter quelques minutes, sympa. Mais en ce 2 mai ce fut la gendarmerie, qui scutait les différents bancs, affichage des prix, vignettes des balances... Simple contrôle de routine, mais JL est commerçant depuis 84 sur le marché, et aujourd'hui c'est pour lui, papier etc... Mais JL ne les a pas, rien pas de kbis, pas d'assurance, pas de permis de conduire, de carte d'identité... Prison pour JL? Non pas tout de suite il devra se présenter dans le courant de la semaine avec les pièces requises ouf! JL t'es pas un voyou quand même? Bref chacun fait son métier...
C'est pas fini, petite visite de l'URSSAF en fin de marché, simple vérification encore, prise d'identité de différents commerçants, pourquoi on ne sait pas...

mercredi 29 avril 2009

Merci Philippe




Philippe (photo) est rotisseur sur les marchés, plutôt (Isère). Comment décrire philippe en quelques mots? Philippe est un joueur, un joueur de mots, un séducteur, mais la première richesse de Philippe c'est sa culture, musicale, et littéraire. Passionné de théatre il met en scène des pièces, il pioche ses comédiens au détour des marchés, clients ou commerçants, et certains se découvrent une véritable vocation.
Donc Dimanche dernier rendez-vous a été donné à Sassenage aux Compagnons d'Emmaus lieu où se joue la pièce de David Lodge "La vérité toute nue". Ne connaissant pas trop le théatre j'y suis allé pour faire plaisir à philippe parce que je l'aime bien, sa personne et enrichissante. Petite salle de 42 places (et pas une de plus) chaleur étouffante... 2h de spectacle, quatre acteurs, et pas une seconde d'ennui, du bonheur à l'état pur, j'en ai même oublié mon mal de dos. Cette pièce était vraiment passionnante bien rythmée, très bien écrite et très bien mise en scène. MERCI PHILIPPE!!!
Laissez vous tentez 5€ la place.

La café en vrac!


C'est lundi fin de marché sur Uriage (mauvais comme souvent), le café remballe, mais après avoir soulevé plusieurs futs le dos coince... "Ah! Joss t'en mets du temps pour remballer aujourd'hui!" Ouai mais Joss il rigole pas car il ne peut plus remballer! Les collègues autour s'aperçoivent effectivement que le café ne se remballe pas du tout et que quelques bras ne seront pas de trop pour ranger les parasols, "merci les potes!"
Retour à la maison (difficile) on s'allonge sur le lit pour se relever le jeudi! Que s'est-il passé? Mystère.
Jeudi Albertville marché important pour le café, donc s'est accompagné de Gérard que l'on ira (merci Gé), plié en quatre le marché se passe... Petites moqueries de rigueur "Ah t'as fait quelle position hier!" "La sodomie du gorille est terrible non?"... Impossible de rire pour le café car même ça, ça fait mal!
Les jours se passent la douleur persiste, aujourd'hui c'est moins pire mais pas encore ça.
La conclusion: le changement de semelles orthopédiques coûte très cher: les semelles + séances d'ostéo + le manque à gagner du à l'absence sur certains marchés.

samedi 18 avril 2009

Jeudi noir à Albertville



Tout avait bien commencé ce jeudi 16 avril, ambiance assez calme due aux vacances scolaires, la météo a annoncé pluie pour l'après midi, mais... les sapins du parking s'agitent déjà fortement et le jour peine à se lever, certains sentant le coup venir sortent les poids. Sans prévenir une bourrasque soulève quelques parasols, puis une autre les arrache du sol, cela devient du sport et notre préocupation n'est plus le client mais protéger son matériel afin d'éviter la casse, la marchandise on sauve ce qui peut l'être. La pluie redouble en une fraction de seconde nous passons à la galère! Le vent est passé, tout le monde remballe trempé, le marché est terminé bien avant l'heure il est 11h. Solidarité; chacun vient voir l'autre "Alors t'as cassé?" "Non pas de casse, merci". On oubliera vite cette matinée, certains disent ne pas avoir vu ça en 10ans.