mercredi 19 août 2009

Ambulant loin du banc.


Paris désertifiée ! Paris désengorgée ! Paris « plagifiée » mais pari gagné. Pas de doute au mois d’août c’est Paris-Plage. Températures élevées sur les chaussées, les médias nous mettent en garde, c’est canicule niveau un, niveau deux… Litres d’eau pour certains, pinte ou baron pour d’autres, les organismes sont assoiffés, épuisés et réclament une compensation. Les terrasses sont bondées, garçons de café débordés, nulle ne sait ou aller, pourvu qu’il y ait de l’ombre, comble de ce monde ou l’eau vint à manquer les gouttelettes du brumisateur récemment installé donne l’illusion de fraîcheur. Quelques uns bien dans leur peau torse au vent laissent apparaître leurs abdos, et d’autres parce que trop chaud chemise ouverte ne peuvent cacher leur panse où les eaux salées ruissèlent entre les poils blanchis par les années. La saison est propice aux regards croisés, des uns des unes dans les uns dans les autres, les poitrines bondissantes et rebondissantes misent en valeur par ces débardeurs éveillent des fantasmes éphémères aux détours des rues.
Majorité de petits commerces sont fermés, métropolitain cosmopolite oblige les grandes enseignes ne connaissent pas la crise. Les euros s’affichent dans les vitrines, ceux qui en possèdent peu en demande en prenant l’air du pauvre, et talons tournés profèrent insultes à celui qui dédaignera lui donner pitance.
Fin de journée sur les bords de la scène parisienne, diurnes et noctambules se croisent, les pubs branchés s’affèrent en ce début de soirée, rien ne doit manquer, car ce soir sur le comptoir beaucoup raconteront et rencontreront des histoires ! Mais non loin la police veille, car de CRS aux coins des rues, matraque à la ceinture, une compagnie pour compagnie si débordements d’alcool il y a nul doute qu’ils prendront soin de vous.
Demain dernière semaine, fin d’été, ça sent la rentrée entre cartable et cahiers, retour des habitudes, métro bondé, périph encombré, injures proférées au tournant, pollution niveau un, niveau deux… Stress, ivresse à toute vitesse Paris au quotidien je t’aime bien de loin.

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