mercredi 19 août 2009

Blagounette



A l'article de la mort Suzanne est étendue sur son lit, Roger son mari la veille.
-Veux tu me faire plaisir une dernière fois mon Roger, demande Suzanne agonisante.
-Je ferai tout pour toi ma Suzanne
-Vas chercher dans le grenier sous la grosse poutre et ouvre la boîte.
Intrigué Roger monte au plus vitre dans le grenier et ramène cette boîte qu'il n'avait jamais vue. Il ouvre, et remarque 3 oeufs et 250 000€ en espèces.
- Tiens ma Suzanne mais explique moi pourquoi 3 oeufs?
- Ah! mon Roger à chaque fois que tu me faisais l'amour et que je n'avais pas d'orgasme je les mettais dans la boîte.
Roger pas peu fier en 52 ans de vie commune que sa femme n'ait connu que 3 ratés!
-Alors ma Suzanne et que sont ces 250 000 €?
-Bah! A chaque fois que j'en avais une douzaine j'allais les vendre au marché!
Qui vend des oeufs sur le marché?

Ambulant loin du banc.


Paris désertifiée ! Paris désengorgée ! Paris « plagifiée » mais pari gagné. Pas de doute au mois d’août c’est Paris-Plage. Températures élevées sur les chaussées, les médias nous mettent en garde, c’est canicule niveau un, niveau deux… Litres d’eau pour certains, pinte ou baron pour d’autres, les organismes sont assoiffés, épuisés et réclament une compensation. Les terrasses sont bondées, garçons de café débordés, nulle ne sait ou aller, pourvu qu’il y ait de l’ombre, comble de ce monde ou l’eau vint à manquer les gouttelettes du brumisateur récemment installé donne l’illusion de fraîcheur. Quelques uns bien dans leur peau torse au vent laissent apparaître leurs abdos, et d’autres parce que trop chaud chemise ouverte ne peuvent cacher leur panse où les eaux salées ruissèlent entre les poils blanchis par les années. La saison est propice aux regards croisés, des uns des unes dans les uns dans les autres, les poitrines bondissantes et rebondissantes misent en valeur par ces débardeurs éveillent des fantasmes éphémères aux détours des rues.
Majorité de petits commerces sont fermés, métropolitain cosmopolite oblige les grandes enseignes ne connaissent pas la crise. Les euros s’affichent dans les vitrines, ceux qui en possèdent peu en demande en prenant l’air du pauvre, et talons tournés profèrent insultes à celui qui dédaignera lui donner pitance.
Fin de journée sur les bords de la scène parisienne, diurnes et noctambules se croisent, les pubs branchés s’affèrent en ce début de soirée, rien ne doit manquer, car ce soir sur le comptoir beaucoup raconteront et rencontreront des histoires ! Mais non loin la police veille, car de CRS aux coins des rues, matraque à la ceinture, une compagnie pour compagnie si débordements d’alcool il y a nul doute qu’ils prendront soin de vous.
Demain dernière semaine, fin d’été, ça sent la rentrée entre cartable et cahiers, retour des habitudes, métro bondé, périph encombré, injures proférées au tournant, pollution niveau un, niveau deux… Stress, ivresse à toute vitesse Paris au quotidien je t’aime bien de loin.

samedi 15 août 2009

Chute de café


Mercredi marché de La Rochette pour le café.
L'euphorie de la semaine dernière est déjà passée, ce matin c'est calme, les commerçants sont dans les allées et ça papote. Dérouillage pas avant 9h "3,90€ merci et bonne journée". On attend, le soleil monte, les degrés aussi sous les parasols, et une vague déferle vers 10h30 tous arrivent en même temps, débordé en quelques secondes "Bonjour du moka, du thé, 1kg de Brésil..." Les deux moulins tournent à plein régime, y a plus d'agraffe, le portable sonne, une cliente hésite: " Je voudrais un café doux, ou fort je n'y connais rien." La queue s'allonge derrière et malgré tout nous prenons le temps de faire connaitre le produit. Quelques secondes d'inatention la petite fille de la cliente attrape un sac de café et voulant voir son contenu le tire vers elle et... vous imaginez la suite! Le coeur monte à 180 pulsations minute, une envie de gueuler aussi. Les sacs contiennent environ 4kg de café, mais dans le malheur une grosse partie est tombée dans le sac vide et dans la poussette de la cliente, seuls peut être 500g sont perdus par terre. Les grains craquent sous les pieds des clients suivants "Vous essayez de faire pousser du café?" Question posée plusieurs fois avant le remballage final. Cela devait arriver une fois et ce fut aujourd'hui! Il y en aura t-il une seconde? Forcément on ne l'espère pas!

Le retour des papiers


Rappelez vous l'article "vols sauvages" relatant des vols en fin de marché sur St Jean de Maurienne, l'affaire n'est pas terminée. Se faire dérober son portefeuille une mésaventure que nous avons tous connue au moins une fois, c'est chiant surtout pour les papiers pour la fraîche aussi mais c'est secondaire. A St Jean nous remercierons un technicien de FranceTélécom qui perché en haut de son pylône a remarqué des documents dispersés dans l'herbe. Qu'est-ce donc? Après une courte investigation il s'agit bien des différents portefeuilles dérobés samedi sur le marché. Tous et toutes ont donc pu récupérer en gendarmerie, carte d'identité, permis de conduire... Certaines ont même retrouvé les quelques euros glissés entre différents papiers, ces voleurs étaient vraiment amateurs, bien que, car ils ont quand même réussi à tirer 500€ au DAB avec une carte bleue, mystère. Merci donc au technicien qui lui est apparemment un habitué des vols car il s'est fait voler les siens 3 fois en quatre mois!

mardi 11 août 2009

Article de presse

On aime tous avoir un petit article dans le journal local, et encore mieux dans le quotidien régional. C'est notre petite fierté de voir sa photo, et ça dope toujours un peu plus les ventes les jours qui suivent, et par la suite on se fait chambrer par les collègues "alors t'as payé combien pour ta trombine dans le canard?" Le journaliste vous pose des questions, prend son petit crayon, écrit des petites notes sur un petit carnet et il aura beaucoup de mal à se relire d'où parfois des coquilles, des erreurs dans les retranscriptions. Parfois le journaliste n'est pas très fin et ne choisit pas très bien son commerçant, bluffé par le banc, il ne s'aperçoit pas que le commerçant est une buse et qu'il ne connaît pas bien sa came, qu'il trompe le client. Bref, le journaliste tartine des colonnes sur un "gonz" qui ne sera même pas là l'année prochaine! Notre commerçant vante les mérites des produits régionaux qu'il ne vend même pas, et ça cela fait du tord aux marchés! Regardez les étiquettes et vous, posez les bonnes questions!

lundi 10 août 2009

Je capte que dale!



PH est un client qui passe régulièrement boire un café au banc, on papote de tout de rien, de musique. Mais aujourj'hui il aurait parlé chinois c'était pareil! Informaticien à la base il a commencé a évoquer son boulot par lequel il installe des logiciels dans les hopitaux et que chez lui il est au point et ne peut pas se faire pirater car il a installé un logiciel GDL avec une connexion PHP OpenPRS relié au système IPV6 de 2009 bien plus performant que le dernier PXXO. "Ouai ouai d'accord je vois!" Parti dans son affaire il insistait "Mais fais gaffe car aujourd'hui y a des trucs chinois comme le Pitong 2011 qui lui bousille tout"... Enfin un client est venu pour me sortir de là!
Aujourd'hui on a besoin de l'informatique mais pas des informaticiens!!!

lundi 3 août 2009

Court jus



Petit matin, température fraîche, normal pluie la veille, comme tous les déballages ambiance calme, réveil oblige on s'active pour être prêt avant 8h. Tournée des bonjours "Salut tu vas bien? Bien bossé hier?" d'autres ne se saluent plus depuis déjà plusieurs années, d'autres foncent au bar prendre un café pas bon. Les pieds de parasols claquent sur le sol, le matos est déballé on va garer les camions sur le parking derrière l'église, alors que les retardataires arrivent et les passagers attendent le placier, pas avant 7h30. Si on va boire le jus au comptoir pour certains il est nécessaire de l'avoir pour travailler, comprenons nous : le courant. Le raccord et l'enrouleur direction la borne pour se brancher. Toujours difficile d'enfoncer le mâle dans la femelle, une prise sur deux fonctionne! On prend soin de ne pas faire de boucle avec la longueur du fil afin d'éviter une chute acrobatique ou d'être débranché. Vérification qu'il y a bien du jus mise en route des projecteurs et "chtrac!" court-jus! Tout le monde dans le noir! Le silence est brisé par quelques jurons "Putain Clément t'as encore tout fait pété t'as pas changé ton enrouleur!" Mais aujourd'hui c'est pas Clément qu'a tout fait pété, d'ailleurs on ne sait pas qui, il est resté discret. Des commerçants de l'autre bout du marché arrivent et questionnent autour d'eux "T'as du courant?" "Non ça vient de sauter" "Putain et mes poulets ils ne tournent plus bordel! Ou est-ce que l'on réenclenche?" "Non faut attendre l'arrivée des services techniques pas avant une demie heure!"

dimanche 2 août 2009

Fable: Le cheval et la poule



Fable joliment contée par Chantal, une cliente adepte du marché par tous les temps par toutes les saisons.
Le cheval et la poule sont tous les deux amis et habitent la même ferme, ils s'estiment et jouent souvent ensemble. Il n'est pas rare de voir la poule sur le dos du cheval, et le cheval jouer au foot avec les œufs de la poule.
Par un beau matin nos deux compères se promènent non loin de la porcherie et décident d'aller dire bonjour au porc, mais par malchance le cheval distrait s'enlise dans la flaque de boue juste devant la porcherie. Après moult tentatives notre cheval reste planté dans cette foutue marre.
" Va chercher le fermier" ordonne t-il à la poule "il me sortira avec son tracteur".
Quelques minutes plus tard le bon vieux Massey Fergusson du début du siècle rejetant à lui seul autant de CO2 que toutes les usines chinoises arrive.
" Cré bon diou qu'as tu foutu là mon canasson"
En quelques minutes et avec une bonne corde notre ami le cheval est sorti d'affaire. Du coup les salutations au porc seront remisent au lendemain.
Dès le soleil levé nos deux amis repartent en direction de la porcherie afin de saluer leur ami le cochon, et là vous ne le croirez pas c'est notre poule qui s'enlise! Le cheval éclate de rire et lui dit:
- Bah! Tu ne peux pas faire gaffe! Hier c'était moi et aujourd’hui voilà ton tour! Accroche toi à ma bite je vais te sortir de là!
Mais rien y fait, la poule se cramponne et le cheval n'arrive pas à extraire notre gallinacé de ce bourbier!
- Bon dieu j' y arrive pas, bouge pas je vais chercher le fermier.
Quelques instants plus tard revoilà notre paysan avec son tracteur et son câble.
- Cré bon diou vous m'en faîtes dont des conneries!
Aisément le tracteur sort la poule de la boue et nos deux amis finalement attendront de voir leur ami le cochon à l'abreuvoir.
Moralité: rien ne sert d'être monté comme un cheval s'il l'on n'arrive même pas à tirer une poule!

Pas trop salé!


Un client au banc du Musée du jambon:
- Bonjour je voudrais du jambon
- Pas de souci blanc, cru, fumé?
- Pas trop salé!
Notre ami prend alors son plus beau couteau et découpe une fine tranche:
- Goûtez celui-ci!
- Ah! C'est salé!
Notre professionnel attrape alors une autre pièce:
- Et celui là?
Le client enfourne dans sa bouche comme un glouton la fine portion:
- Ah la vache! C'est salé!
- Non c'est pas de la vache c'est du cochon!
- Ah ! Ah! Elle est bien bonne!
La dégustation dure depuis quelques bonnes minutes et notre client n'est toujours pas décidé et d'autres personnes attendent derrière et même certaines vont voir la concurrence lassées d'attendre.
Dernière tentative, notre charcutier découpe un jambon en deux et fait goûter un nouveau morceau:
- Ah c'est encore salé!
Les minutes deviennent longues et le sketch commence à lasser à présent notre charcutier qui voit les autres clients s'impatienter.
- Dernier morceau après vous avez tout goûté
- Ah celui là est parfait! Délicieux! Comme j'aime!
Il s'avèrera que le dernier morceau goûté est en fait un morceau du premier jambon découpé!
- Combien de tranche souhaitez-vous?
- Une seule! ça suffira, merci.

samedi 1 août 2009

Vols sauvages


Saint Jean de Maurienne, nous sommes déjà le 1er août, il y a du monde, touristes qui viennent ou qui partent car lorsque vous écoutez la radio c'est le week end noir! Il y a du monde partout sur la route, ils vont tous au même endroit au même moment! Bref ce samedi n'a pas été peut être bien rose côté vente, par contre pour certains commerçants il a été effectivement bien noir! Vols de portefeuille, porte-monnaie, sac à main dans les véhicules! Putain de bonne surprise lorsque tu remballes! Pas moins de quatre collègues peut être plus, se sont fait piller dans le courant de la matinée. Evidemment on n'a pas vu qui, les boules car en ce moment c'est plutôt pas évident.
Rappels simples:
  1. On ne laisse jamais ses documents sur le siège du camion!
  2. On ferme toutjours le camion même lorqu'il est à nos côtés!

Desormais veuillez et lorsque vous entendez un bruit suspect, comme un bruit de portière, car la porte de votre véhicule grince, pendant que vous bosser allez voir de suite, vaut mieux perdre un client que vos papiers!